Pilates & dos fragile : par où commencer ?
Avant toute chose, un passage par votre médecin ou votre kinésithérapeute est important pour poser un diagnostic et vérifier qu’une activité type Pilates est adaptée à votre situation.
Une fois cet avis donné, l’idée n’est pas de « remuscler le dos » à tout prix, mais plutôt de redonner de la mobilité à l’ensemble de la colonne et d’apprendre à mieux répartir l’effort dans tout le corps. Voici quelques repères généraux, qui ne remplacent pas un programme individualisé.
1. Soigner la position de départ
- Privilégier les exercices au sol, sur le dos ou sur le côté, avec les genoux fléchis pour soulager les lombaires.
- Utiliser des supports (coussin sous la tête, serviette sous le bassin ou derrière les genoux, briques sous les mains) afin que la position de départ soit réellement confortable.
- Éviter de maintenir des étirements intenses des ischios-jambiers si cela augmente la tension dans le bas du dos.
2. Installer une respiration aidante
En Pilates, on recherche souvent une respiration dite « latérale » : laisser la cage thoracique s’ouvrir sur les côtés, plutôt que de pousser le ventre vers l’avant. Cela limite la pression vers le bas et aide à garder le bassin plus stable.
- Inspirez par le nez en imaginant vos côtes qui s’écartent comme un accordéon.
- Expirez par la bouche comme si vous souffliez doucement dans une paille, sans blocage brusque.
- Sur l’expiration, laissez votre centre se tonifier légèrement (bas du ventre vers l’intérieur) sans vous crisper.
3. Choisir des mouvements « ami·es du dos »
- Mouvements de bascule de bassin, petits enroulés de colonne, mobilisations douces des hanches sont souvent bien tolérés.
- Les grands crunchs, relevés de buste rapides ou enroulements très amples ne sont pas indispensables, surtout au début.
- Si une douleur vive ou inhabituelle apparaît, le mouvement n’est pas adapté à ce moment : il vaut mieux l’arrêter et en parler à votre professionnel de santé.
L’objectif est de créer une pratique qui vous laisse plutôt avec une sensation de relâchement et de soutien, même si la fatigue musculaire se fait sentir. Si au contraire les douleurs augmentent au fil des séances, c’est un signal précieux pour réajuster.